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Ceux qui dansent au rythme de leur propre musique
© Üzeyir Lokman ÇAYCI
Ceux qui se nourrissent de viandes…de produits laitiers…de desserts
Ne peuvent t'estimer à ta juste valeur.
Même si la pierre se fendait, tu ne peux pas leur faire ouvrir
Les fenêtres de leur ferme…
Des gens comme toi ne font pas partie de leur centre d'intérêt
Tu n'existes pas…
Dorénavant tu dois savoir
Qu'ils n'ont pas de temps à te consacrer!
Ils ont les yeux fixés toujours vers le haut
Pendant qu'ils s'inclinent
Avec un sourire au dessus de leur double menton
Devant le souverain… le sultan
Crois-tu un seul instant qu'ils te reconnaissent?
Si tu me demandes mon avis à ce sujet
C'est que les bouts de leur ficelle
Sont aux mains d'autrui
Ne te formalise point du fait
Qu'ils se prennent pour des rois!
Avec des espoirs vains
Et des attentes mal placées
N'attends pas d'eux
Qu'ils te considèrent comme un homme…
Même si tu écris des centaines de lettres
Aux hommes des portes fermées
Dans le but de les voir ou de leur parler
Tu ne recevras même pas une seule réponse…
Méfie-toi, sois attentif
Par-dessus tout
Tu leur permettras d'avoir des airs hautains
En se croyant importants
Ils te regarderont avec dédain!
Ils aiment bien se caresser
Le dos les uns des autres…
Il ne reste plus
Qu'à écouter leurs conversations "avec admiration"
A vanter leurs écrits "exagérément"
A récompenser leurs faits "par applaudissement"…
Ne perds pas de temps
Et ne t'occupe pas
En pensant à autres choses.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, 20.06.2007
Traduit du turc par : Yakup YURT ©
Kendileri çalıp, kendileri oyanayanlar
Etliyle… sütlüyle… tatlıyla beslenenler
Bilemezler senin kıymetini.
Taş çatlasa da onlara açtıramazsın
Çiftliklerinin pencerelerini…
İlgi alanlarında senin gibiler yok
Sen yoksun…
Bunu anlamalısın artık
Zaman ayıramazlar sana!
Onların gözleri hep yukarılarda
Bel büküp
Gerdan kırarken
Padişaha... sultana
Seni tanırlar mı hiç?
İşin aslını sorarsan
İplerinin uçları
Başkalarının ellerinde
Onların kendilerini kral zannetmelerine
Sen hiç aldırma!
Boş umutlarla
Yersiz beklentilerle
Seni insan yerine
Koymalarını bekleme...
Kapalı kapıların adamlarına
Yüzlerce mektup yazsan
Görüşmek ya da konuşmak istesen
Tek bir cevap dahi alamazsın...
Aman ha dikkatli ol
Üstüne üstlük
Şımartırsın onları
Kendilerini bir şey zannederek
Tepeden bakarlar sana!
Onlar birbirlerinin sırtlarını
Sıvazlamayı severler…
Sana sadece
Konuştuklarını "imrene imrene" dinlemek
Yazdıklarını "göklere çıkararak" övmek
Yaptıklarını "alkışlarla" ödüllendirmek düşer...
Zaman kaybedip
Başka şeyler düşünerek
Kendini oyalama.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, 20.06.2007
Les enfants © Louise Ballarin
Les voilà, ils arrivent, chahutant et bruyants
Sur leurs vélos au soleil.
Fini le silence et l’ennui, avec eux c’est la vie.
Aussitôt là, ils sont déjà partis, derrière le chemin,
Puis débouchent du coin.
Comme des cabris, ils vont et viennent, ils sautent de leurs tremplins.
Regarde-moi ! Mamie ! Ils se cabrent sur leurs vélos,
Apres avoir pris un bel élan, sautent plus loin.
Cheveux au vent, sourires et cris,
Quelle belle photographie !
* Find on Forum the artistic texts of this site.
Je sais … © Patinet Thierri
Je sais de la Vie des montagnes de silence, et des ennuis qui s’envolent au premier rayon de soleil, dans l’Amour et sa claire autorité, dans cette diaphane demeure dont la lisse vertu correspond l’harmonie dans une splendeur dévolue, et les parterres de soupirs en cet éventail de bonheur s’évaporent pour ne laisser à leur place que l’incandescent frisson d’un règne sous le vent où la douceur d’un moment exonde la divinité, toutes faces en cette préciosité éveillant des âmes la correspondance souveraine de la beauté et de ses forces, dans une irradiation merveilleuse où le cœur exulte une passion azuréenne, ô demeure de la tendresse qui ne s’exclue mais se partage dans un sourire serein dont les aubes perlent des ramures de douceurs et d’éternité, perles en sérail d’un diadème qu’il suffit à chacun d’évoquer pour en retrouver dans le dire la gravitation insouciante et ivre, ivre de la roseraie des enchantements, ivre de la portée des vagues que les villes en pétales déploient d’oriflammes souverains, ivre de la féerie des vagues où les corps baignent la densité exquise de ce devenir qui marche en sépale les orées les plus tendres comme les aventures les plus nombreuses, mage éloquence du grand vœu, de voir enfin se laver du soupçon de l’antagonisme tous les Etres en parchemins qui éclairent de leurs stances les pentes de ces cimes qui sont notre essor commun, vers ces cieux enchanteurs dont les volatils chamarrés de couleurs solaires inventent, par courses adulées, les mille sources colorées, danse dans le vent, danse dans la nue de l’hospitalière vision où chacun dans ses secrets écrins anime la flamme de l’existence, la partage et donne au delà de ses prémisses la splendeur de son chant, dans des arc en ciel de lumière accueillant toutes larmes afin de les transformer dans un sourire merveilleux développant ses draperies par toutes latitudes de ce monde, afin de naître ces rameaux que chacun attend, équilibre harmonieux des mondes qui ne se rejettent, qui ne se détruisent, mais prospèrent et construisent, actes divins de l’enfantement des chants qui naîtront une architectonie où chacun viendra sourire dès son éveil, sans peur du jour comme du lendemain … © Vincent Thierry
Initiation … © Patinet Thierri
Essor sans complainte des jours neufs qui parlent de la raison du sort, nous y voici dans la demeure qui nous fixe, étrange calvaire dont les architectures reflètent la noblesse d’un parcours, cheminement des dorures et glacis des portiques qui s’agencent, s’entremêlent et se respirent dans des festins d’odeurs monacales dont les turbulences lamentent le devenir, éclosent la perception et préviennent des coloris cramoisis dont les larmes cernent l’affût puisatier des colonnades majestueuses, hors du temps comme de l’Espace, regain d’un songe qui ne se distrait mais se perpétue, tandis qu’à l’Ouest, gravitant, l’hyperbole magique de l’aube se tresse, dans les armoiries fidèles d’une chevalerie magnifiée portant haut les drapeaux du règne et de son sceptre, par toutes faces, en toutes faces, Glorification de la Voie qui ne recherche en les dévots les prémisses de ses racines et de ses pentes, mais bien au contraire attise la saison nouvelle pour en signifier le pure présent, déité du rêve, contemplation du Chant, dans le frisson mélodieux des orgues qui s’enchevêtrent indéfiniment, limon de l’azur sans peine qui ouvre la voie de l’action à sa parure diaphane, éclairée, mystérieuse en son incarnat, épousant les sols conquis et les trêves à conquérir, tant sur le feu que sur le fer, tant sur l’air que par les eaux, dans cette quadrature éloquente dont le rayon puissant s’harmonise d’une énergie particulière, densité précieuse parmi toutes les luminosités des espèces qui s’inventent, écument au large équinoxe la candeur de la solsticiale renommée, Lumière Mage dont le fruit instaure, en ce lieu et par ce temps, par delà la frivolité des mesures escarpées, des louanges hâtives, des consciences apprivoisées, le sens souverain de l’œuvre Démiurgique qui ne s’attend, mais dans la sérénité, se comprend puis se déploie, vision immaculée destituant des vagues prononcées les égarements, les manifestations, les sombres scories, pour enfin révéler au regard la puissance de l’Eternité, cette Puissance qui ne se love, ne se mortifie, ne s’égare ni ne se corrompt, cette Puissance baignant, assidue, la présence immortelle de cette Chevalerie exposée et sublime, dont le regard franc transcende tout devenir, cohorte énergétique ranimant dans le cœur du passant l’esprit de sa transcendance et du développement de cette transcendance, conscience intime d’une appartenance dépassant les limites de l’apparence, du paraître et de leurs écumes moirées de songes qui alimentent la destinée des appariteurs de la pauvreté, ces sérails sans conditions qui manoeuvrent dans les champs de l’ignorance, combattus et à jamais réduits dans le cercle propitiatoire de l’errance dont ils sont issus et en lesquels ils doivent retourner, afin de laisser la Lumière vivre de sa plus belle harmonie les champs souverains de la Vie, en féeries dans la nuptialité qui exonde l’intemporalité par delà l’abnégation et ses adages qui ne sont que cristallisations du désespoir, ce désespoir qui mute l’espèce, déséquilibre son orientation, l’amène aux précipices de la matérialité la plus captive, enchaînement que dissous dans un embrasement le cil de l’élévation de la luminosité dévoilée, arc en ciel d’une présence fastueuse où l’Humain, libre de ses chaînes, ajouré de ses contingences, dévoué au devoir du firmament Vivant, prend toute conscience de sa réalité qui n’est dualité, mais complémentarité de toutes faces par toutes faces, indice sans soupçon de l’exhaustive demeure qu’il rejoint, désormais signifié par l’onde car en l’onde naissance et renaissance de l’immortalité qui le guide, le légifère et le porte vers ces êtres en sommeils qu’il se doit à son tour d’éveiller afin d’éclairer ce monde d’une harmonie sans dissonance fractale.
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